Par Claude LABALUE-BAYLET,
A l'initiative de Monsieur Javier SOLANA, et conformément au voeu de la France - après un long silence - une réunion vient de se tenir à BRUXELLES, dans le but de donner un deuxième souffle à l'Union Pour la Méditerranée (U.P.M.), qui, sans être totalement enterrée, marque une pause depuis la guerre de GAZA. Il est grand temps, en effet, de ranimer ce projet pensé et voulu par le Président de la République et qui, malheureusement, a suscité bien vite des réticences et des inquiétudes chez nos partenaires européens... au point que la Chancelière allemande Angela MERKEL, la première, a traîné les pieds, au prétexte que l'U.P.M. accorderait une préférence au Sud au détriment de l'Est.
C'est à bon droit, pourtant, que la France peut revendiquer d'être le fer de lance de l'U.P.M. : sa façade méditerranéenne l'y autorise, et ses rapports apaisés avec les pays riverains de la Méditerranée lui confèrent un poids considérable dans les discussions engagées avec ceux-ci, et d'égal à égal dans la perspective de la réalisation d'un destin commun.
Même si le projet initial d'Union Pour la Méditerranée, transformé en : "Processus de Barcelone - Union Pour la Méditerranée" a perdu un peu de son originalité (puisque aujourd'hui, aux pays riverains membres fondateurs, viennent s'ajouter les pays de l'Union Européenne) il n'en demeure pas moins vrai que le volontarisme communicatif de notre Président autorise la sortie rapide d'une sorte d'enlisement pour déboucher sur un dialogue euro-méditerranéen, sincère et sans réticences aucunes de part et d'autre.
Prenant modèle sur les méthodes et les objectifs qui avaient inspiré ceux qui avaient porté l'Europe sur les fonds baptismaux, l'U.P.M., sous l'impulsion de Nicolas SARKOZY, doit revenir à sa finalité première et spécifique, à savoir : l' intégration des pays qui la constitue.
Pour ce faire, nous pouvons compter sur la détermination du Président de la République.
Nous attendons donc, avec confiance, la réunion de l'U.M.P. prévue pour le mois de Mai.
mercredi 6 mai 2009
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